Quand je pousse David à travailler certains exercices ou figures, il arrive qu’il me dise qu’il est mauvais, pas bon dans ce que je lui demande. Pourtant à mes yeux, il est bon, doué, même si il a encore certes beaucoup de choses à apprendre (tout comme moi), surtout que ça ne fait qu’un an qu’il me suit et qu’il est normal qu’il ne soit encore comme moi, qu’il ne soit encore comme ce qu’il aimerait être, surtout que j’ai 4 ans de pratique derrière moi, et qu’il fut un temps aussi où je n’avais la souplesse que j’ai maintenant.

Comme je lui ai déjà dit et que je rappelle souvent, si j’avais une très bonne souplesse en courbure avant que je pouvais toujours plus encore développer à l’extrême assez facilement, j’avais par contre aucune souplesse en courbure arrière, et que pour la travailler, ce fut très dur à mes débuts. La souplesse arrière, ce n’était donc autrefois vraiment pas mon truc, et c’est bien pour cela que je fournis plus d’effort pour ce type de souplesse qu’une autre car cela fut l’une de mes plus grandes faiblesses.

Contrairement à moi, David a des facilités en contorsion arrière. Certes, si on nous compare, là comme ça, on ne peut pas le remarquer car je me suis pas mal assouplie depuis le temps, mais cela se mesure en progressions sur courte et longue durée et sur un seul et même parcours ; et étant donné qu’il suit mon parcours, je me suis aperçue de ces quelques points forts qu’il a, et là où aussi il est plus rapide et plus à l’aise que moi quand je fus à ce même niveau que lui.

Il est très fréquent, c’est vrai, de comparer sa souplesse à celle des autres, ce qui a été mon cas et encore aujourd’hui, ce qui n’est pas une mauvaise chose, car à travers les consoeurs et confrères contorsionnistes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, quand on est admiratif de ce qu’ils réalisent avec une grande souplesse, on a tendance à se projeter, à être davantage motivé pour aussi un jour arriver à un certain degré de souplesse dans le but de réaliser des figures d’un excellent niveau, car on peut aussi s’en inspirer, prendre d’eux ce qui nous est possible de réaliser même si il faudra encore fournir un gros travail derrière, et ce, sans pour autant devenir la copie de X ou Y.

Je ne veux donc pas qu’il pense qu’il est mauvais,  car chacun apprend à son rythme, apprend ce qu’il aime, et ceci pour éviter toute forme de complexe, de perte de motivation ou d’impatience, surtout que je suis certaine que d’ici quelques petites années, sa souplesse aura pas mal augmenté, et il ne serait d’ailleurs pas impossible qu’il soit meilleur que moi en contorsion arrière surtout que j’en fais moins qu’avant de ce côté là depuis que j’ai acquis le degré de souplesse que je voulais même si je cherche encore à progresser mais disons que je suis devenue moins exigeante envers moi pour me consacrer beaucoup plus à David. En tout cas, cela serait une bonne chose  qu’il me rattrape puisque nous serions ainsi très complémentaires et il pourrait combler les manquements que j’ai tout comme je pourrais combler les siens. ^^

Maintenant, des mauvais contorsionnistes, il y en a, mais selon moi, le mauvais n’est pas celui qui se plante parce qu’il a essayé, et encore moins celui qui n’a pas encore une souplesse super extrême, car on ne peut véritablement comparer la souplesse et les capacités de chacun étant donné que chacun a ses préférences, particularités, spécialités, ses prédispositions aussi car vous pouvez très bien avoir un corps qui soit très réceptif dans telle direction et pas une autre. De plus, la contorsion, ce n’est pas qu’une histoire de souplesse même si elle reste un élément essentiel dans la vie d’un(e) contorsionniste.

En bref, le mauvais contorsionniste est celui qui pense qu’il n’a plus rien à apprendre ou encore est celui qui se plaint alors qu’il ne fait rien pour s’améliorer. C’est ainsi que je le définirais. Ce qui n’est pas le cas de David et de beaucoup d’autres qui ont commencé la pratique de la contorsion ou la pratiquent déjà. Si il vous arrive d’ailleurs d’avoir des pensées négatives,  rappelez-vous toujours d’où vous êtes parti et de ce que vous avez pu réussir depuis. Il n’y a qu’avec le temps et beaucoup de pratique que le reste suivra, même si, oui, cela ne sera jamais facile. ^^

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