Contorsionniste en devenir

Un état d’esprit avant tout

  Si devenir contorsionniste est profondément ancré en soi, alors on est déjà ce dont on rêve. Ne pas attendre d’être extrêmement souple pour penser et vivre comme un(e) contorsionniste parce que le chemin est très long pour pouvoir atteindre un niveau de souplesse très élevé. Ce chemin, aussi long soit-il selon les objectifs fixés ou degré de souplesse espéré ne sera certes pas emprunté par tous, car la passion n’habitera pas tous les corps. Cette passion est essentielle pour pouvoir consacrer du temps à une discipline aussi contraignante et aussi exigeante que celle-ci et encore plus quand on veut atteindre ce qu’il y a de plus extrême. C’est cette passion qui fera de chacun un être patient, motivé, endurant, acceptant la douleur, la fatigue, ainsi que tous les inconvénients et difficultés, et acceptera même de faire des sacrifices. Pour acquérir un maximum d’élasticité, c’est très long, mais tous les contorsionnistes ont un point commun : ils ont commencé quelque part. Mais pour commencer, il va falloir tout d’abord oublier tous ces mythes, ces fausses idées autour des contorsionnistes car ils :

  • sont anatomiquement normalement constitués ;
  • ne sont pas des créatures dotées d’un don surnaturel ou touchées par une quelconque malédiction ;
  • ne sont pas nés « contorsionniste » même si on peut avoir quelques prédispositions en matière de génétique ;
  • n’ont pas tous été extrêmement souples depuis leur plus jeune âge.

Aucun(e) contorsionniste n’est semblable à un(e) autre. Les personnalités, les spécialités, les goûts, les chemins empruntés jusqu’à la contorsion, tout n’est que diversité et c’est ce qui fait aussi la richesse de cette discipline dans laquelle chacun à son propre univers, un petit monde bien à lui dans lequel il évolue et vit en parfaite harmonie avec son corps, avec lui-même. Si comme moi, la contorsion est venue à vous alors que vous n’apparteniez à aucune discipline, il est probable que celle-ci vous mène à d’autres univers, peut-être celui de la gymnastique (gymnastique rythmique…), des arts martiaux, etc… Ce qui est certain, c’est qu’avec elle, on découvre, se redécouvre et explore de nouveaux horizons et pas que les sens et les espaces.

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