S’échauffer, pas toujours nécessaire

  Quand on parle d’échauffements, c’est bien souvent prendre une bonne vingtaine de minutes pour aller se dégourdir les pattes, courir, sauter, danser, bref, tout ce qu’on veut tant qu’on bouge. Tout ceci pour prévenir le risque de blessures, éviter de douloureuses courbatures, des crampes, des élongations mais aussi pour améliorer sa condition physique lors d’une séance de sport, mais les échauffements, pour moi, c’est comme les antibiotiques, ce n’est pas automatique (je la garde, elle était bonne celle-là). Comme on m’a déjà plusieurs fois posé la question sur le « comment s’échauffer », c’est donc cet article qui va répondre (plus ou moins) à cette question et j’ai bien sûr mon avis, un avis bien tranché mais ce n’est pas pour autant qu’il est à prendre comme une vérité absolue.

De façon générale, je ne m’échauffe pas alors qu’à mes débuts je prenais tout de même le temps de faire quelques échauffements avant d’entamer la moindre séance en faisant (par exemple) de la corde à sauter pendant quelques minutes mais que je trouvais très franchement barbant, ce qui m’avait amené à revoir la façon de m’entraîner en étudiant ce phénomène pour ensuite expérimenter ; et j’ai bien évidemment accroché avec cette autre méthode qui consistait à se passer des échauffements même si, oui, il y a des inconvénients comme les courbatures à répétition, les risques de déchirures musculaires plus élevés, etc..  Et puis s’entraîner sans échauffements, il faut bien se l’avouer, ce n’est pas agréable non plus mais tout est question d’habitude.

Jusqu’à aujourd’hui, j’ai très souvent eu des courbatures mais je ne me suis jamais blessée, Dieu merci. Certainement parce que je suis bien plus attentive que je ne l’aurais été si j’étais restée attachée aux échauffements. car ce n’est pas parce que je fais mes séances sans avoir effectué au préalable quelques échauffements que je ne fais pas attention, bien au contraire. Tous mes nombreux exercices sont ordonnés et travaillés toujours doucement, progressivement et avec grande prudence pour atteindre l’amplitude maximale d’un mouvement. Et si j’ai opté pour cette méthode, c’est après avoir comparé sur quelques mois mes progressions avec échauffements et ensuite sans. C’est ensuite, après avoir fait mes petites observations et ma petite analyse, que j’ai été convaincu de l’efficacité de cette méthode parce que j’avais obtenu des résultats plus rapides. De plus, cela me permettait aussi de mesurer ma souplesse, celle dite « acquise » (et « acquise » veut dire celle qui est devenue naturelle sans trop d’effort, difficulté ou gêne. Parce que quand on s’échauffe, la température du corps augmente d’environ deux degrés et les muscles deviennent donc comme un peu plus flexibles et l’amplitude articulaire est augmentée donc les membres sont plus étirables, et on ne peut pas dire dans ce cas-là que cette souplesse soit pleinement acquise.

Néanmoins, si je ne m’échauffe pas parce que je considère que ce n’est pas nécessaire vu l’entraînement que j’ai, je dois tout de même respecter ce que je me suis fixée comme façon de faire pour m’étirer jusqu’au maximum sans incident. Car on pense bien que je ne peux pas du premier coup aller au maximum de mes capacités au risque de me blesser surtout pendant les exercices dynamiques et pour certaines postures comme le Chest Stand qui est une pose que je ne maîtrise pas encore parfaitement comme certaines autres de ses variantes. Et ma petite technique est très simple et est comprise dans chaque exercice réalisé puisqu’elle consiste dans un premier temps à stimuler (donc réchauffer) une ou plusieurs zones pour ainsi réveiller les muscles, ligaments, tendons endormis (s’ils dorment vraiment) via un exercice statique en 7 répétitions (j’aime bien le chiffre 7).

Ceux avec qui déjà j’ai pu discuter sur ce sujet, savent que je réalise toujours un exercice statique en deux étapes : la première étape qui consiste à stimuler et la seconde à étirer, et quand on étire, il ne faut bien sûr pas faire semblant. Et chacune de ces étapes comprend 7 répétitions, ce qui veut dire qu’on obtient un total de 14 répétitions pour un seul exercice, mais c’est bien sûr qu’un minimum. On peut faire plus, mais je déconseille d’en faire moins.

Maintenant, pour vous donner un exemple concret, admettons que je veuille faire le Chest Stand que je vais considérer ici comme un exercice. Je me mets donc dans ma position de départ pour ensuite me mettre dans la pose souhaitée. Je suis maintenant en position mais je dois tenir environ 14-28 secondes et sans forcer, sans exagérer le mouvement. Après cela, je reviens dans ma pose de départ puis je prends 5-7 secondes de récupération pour ensuite reprendre. (oui car il me reste encore 6 répétitions et toujours sans forcer car le mouvement doit rester léger, naturel et aucunement désagréable. Ainsi, je reste à l’étape de la stimulation et sans risque de me blesser avant de passer à la seconde dans laquelle il faudra cette fois faire des pressions mais sans gestes brusques et en respectant les limites.

Adepte de contorsion, Yogi (surtout Ashtangi) pratiquant aussi le Qi Gong, c’est depuis 2014 que je fais ma traversée dans l’univers du Yoga et de la contorsion, deux disciplines pour lesquelles je n’ai que passion et fascination recherchant toujours à explorer tous les sens et espaces possibles.

2 thoughts on “S’échauffer, pas toujours nécessaire

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